Les États-Unis prennent des mesures contre l’aluminium, le cuivre et le nickel russes

Les États-Unis ont interdit vendredi aux bourses de négoce de métaux d'accepter de nouveaux aluminium, cuivre et nickel produits par la Russie et ont interdit l'importation de ces métaux aux États-Unis.

L’action du Département du Trésor, visant à perturber les revenus russes d’exportation de métaux, intervient alors que Washington cherche à punir Moscou pour son invasion de l’Ukraine, qui a tué ou blessé des dizaines de milliers de personnes et réduit des villes en ruines.

La Russie est un important producteur d’aluminium, de cuivre et de nickel.

Le département du Trésor a déclaré que l'action de vendredi interdirait au London Metal Exchange et au Chicago Mercantile Exchange d'accepter une nouvelle production russe d'aluminium, de cuivre et de nickel.

« Les bourses de métaux jouent un rôle central en facilitant le commerce des métaux industriels dans le monde entier », a déclaré le département dans un communiqué.

Les stocks d'aluminium disponibles dans les entrepôts enregistrés à la London Metal Exchange étaient à 91 % d'origine russe en mars, inchangé par rapport au mois précédent, selon les données du LME publiées mercredi.

La part élevée de métal d'origine russe dans les stocks du LME inquiète certains producteurs, qui concurrencent le russe Rusal, et certains consommateurs occidentaux qui ont évité le métal russe depuis l'invasion de l'Ukraine par Moscou en 2022.

La part des stocks de cuivre d'origine russe est passée de 52 % le mois précédent à 62 % en mars et celle du nickel russe est passée de 35 % à 36 % sur la même période, a indiqué le LME.

(Reportage de Daphne Psaledakis et Katharine Jackson à Washington et Polina Devitt à Londres ; édité par Cynthia Osterman)

Photo of author

Nicolas