L'UE va proposer d'interdire les importations d'aluminium russe dans le cadre d'un nouveau paquet de sanctions

La Commission européenne a l'intention de proposer une interdiction des importations d'aluminium primaire russe dans son 16e paquet de sanctions contre la Russie suite à son invasion de l'Ukraine, ont annoncé mardi des diplomates de l'Union européenne.

Les pays de l'UE espèrent adopter un 16e paquet de restrictions en février pour marquer le troisième anniversaire de la guerre.

La Commission a tenu mardi des réunions informelles avec les pays de l'UE pour discuter des détails du prochain paquet, ont indiqué les sources. Une source a ajouté que l’interdiction serait introduite progressivement.

Dans une lettre adressée à la fin de l'année dernière, dix pays de l'UE ont proposé de nouvelles sanctions contre le commerce russe, notamment sur la production de métaux comme l'aluminium.

Jusqu'à présent, le bloc de 27 membres a interdit les produits en aluminium, notamment les fils, les tubes et les feuilles. Cela représente moins de 15 % des importations européennes de métaux utilisés dans les secteurs du transport, de l’emballage et de la construction. Nettement plus léger que l’acier, l’aluminium est désormais le métal de choix dans une large gamme de pièces pour véhicules électriques.

L'aluminium et l'acier sont les métaux les plus exposés aux tarifs douaniers de Trump, selon Citi

Les États-Unis et la Grande-Bretagne ont interdit l’importation de métaux produits en Russie en 2024, mais l’UE a refusé d’emboîter le pas en raison de l’opposition de certains États membres.

L'aluminium de référence du LME a atteint son plus haut niveau en près d'un mois à 2 602 dollars la tonne après la nouvelle, mais a ensuite abandonné ses gains et était en baisse de 0,1% à 2 576,50 dollars à 17 h 15 GMT.

Les importations européennes d'aluminium primaire russe ont chuté au cours des deux dernières années. Entre janvier et octobre de l’année dernière, l’UE a importé plus de 130 000 tonnes d’aluminium primaire de Russie, soit environ 6 % du total de 2,2 millions de tonnes, selon le fournisseur d’informations Trade Data Monitor.

Cela se compare à 11 % et 19 % au cours des périodes correspondantes de 2023 et 2022 respectivement.

Les entreprises européennes et américaines pourraient déclencher une course aux approvisionnements alternatifs au Moyen-Orient, notamment en provenance des Émirats arabes unis et de Bahreïn. La région produisait près de 9 % de l’offre mondiale en 2024, selon l’Institut international de l’aluminium.

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Nicolas