La France investira 50 millions d’euros (59,61 millions de dollars) dans une participation minoritaire dans le projet de mine de lithium d’Imerys, et pourrait être rejointe par d’autres investisseurs dans le projet phare du pays concernant le métal pour batteries, a indiqué Imerys.
Le groupe minier a annoncé pour la première fois le projet Emili en 2022, avec pour objectif de produire 34 000 tonnes annuelles d’hydroxyde de lithium qui pourraient couvrir les besoins en lithium de quelque 700 000 véhicules électriques par an.
L’investissement de l’État français permettra de couvrir les études de faisabilité avant une décision finale d’investissement sur la mine, dont la mise en production est actuellement prévue en 2030, a indiqué mercredi Imerys.
La société espère attirer davantage d’investisseurs pour financer le projet de lithium, a déclaré le PDG Alessandro Dazza aux journalistes.
Elle ne conservera pas nécessairement une participation majoritaire mais se considérera comme le choix logique pour exploiter le futur site, a-t-il ajouté.
Coût du projet augmenté
Imerys a relevé sa prévision du coût total du projet à 1,8 milliard d’euros contre 1 milliard initialement, même si Dazza a déclaré s’attendre à ce que le montant final soit « nettement » inférieur à l’estimation actuelle.
Le projet Emili consiste à développer une mine souterraine sous une mine de kaolin existante dans le centre de la France, ainsi qu’une installation de traitement.
Imerys avait déclaré fin octobre être en pourparlers exclusifs avec un investisseur potentiel pour céder une participation minoritaire dans le projet.
Le calendrier de démarrage de la production a été repoussé l’année dernière de 2028 à 2030, en partie en raison du débat public sur l’impact environnemental du projet.
(1$ = 0,8389 euros)




