Les États-Unis et le Japon ont publié jeudi un plan d’action pour leurs efforts visant à développer des alternatives à la Chine pour les chaînes d’approvisionnement en minéraux critiques et en terres rares, en se concentrant initialement sur des prix planchers pour un groupe sélectionné de minéraux.
Une déclaration conjointe américano-japonaise publiée par le bureau du représentant américain au Commerce lors de la visite du Premier ministre japonais Sanae Takaichi à la Maison Blanche a déclaré que les deux pays visaient à obtenir « des résultats concrets à court terme pour assurer la résilience mutuelle de la chaîne d’approvisionnement ».
Le communiqué indique que les deux pays discuteront de politiques commerciales coordonnées, telles qu’un mécanisme de prix plancher ajusté aux frontières, « en se concentrant en premier lieu sur un groupe sélectionné de minéraux critiques ». Ils n’ont pas identifié quels minéraux seraient pris en compte en premier pour les prix planchers.
Takaichi et le président américain Donald Trump ont signé un accord-cadre sur les terres rares en octobre 2025 à Tokyo alors que les deux pays étaient aux prises avec les contrôles chinois sur les exportations.
Le plan d’action annoncé jeudi ne mentionne pas nommément la Chine, mais fait référence à la nécessité de corriger « les distorsions résultant de politiques et de pratiques généralisées hors marché (qui) ont laissé les chaînes d’approvisionnement en minéraux essentiels des économies orientées vers le marché vulnérables à une myriade de perturbations, y compris la coercition économique ».
Les deux parties se consulteront sur la manière dont les prix planchers et d’autres dispositions commerciales peuvent s’intégrer dans un accord plurilatéral d’approvisionnement en minéraux critiques impliquant d’autres pays, indique le communiqué. Ils s’efforceront également d’identifier des projets spécifiques dans chaque pays et ailleurs pour l’extraction, la transformation et la fabrication de minéraux critiques qui répondent à des pratiques commerciales responsables internationalement reconnues et qui devraient bénéficier d’un financement et d’un soutien politique prioritaires, ajoute le communiqué.
Les deux parties ont également convenu de partager des informations sur les normes minières, la coopération technique et la cartographie géologique des gisements minéraux critiques potentiels. Ils sont également convenus de coordonner le stockage des minéraux essentiels, des réponses rapides pour prévenir les ruptures d’approvisionnement et des actions conjointes pour lutter contre la coercition économique, indique le communiqué.
(Reportage de David Lawder ; édité par Paul Simao)




