Selon GEM Mining Consulting, les pénuries de minéraux critiques jusqu’en 2035 pourraient dépendre autant de la capacité des mineurs à traiter et à livrer des matériaux utilisables de manière fiable que de la question de savoir si suffisamment de tonnes sont extraites.
GEM a analysé le cuivre, le lithium, le nickel, le cobalt, le graphite de qualité batterie et les terres rares magnétiques en utilisant les perspectives 2035 de l’Agence internationale de l’énergie. L’offre attendue ne couvre que 68 % des besoins en lithium, 74 % en cobalt et 75 % en cuivre.
Pourtant, les déficits les plus importants ne représentent pas nécessairement les chaînes d’approvisionnement les plus faibles. Les terres rares en graphite et en terres rares magnétiques devraient atteindre respectivement 96 % et 107 % de la couverture de l’approvisionnement, mais affichent les scores de fragilité de la chaîne les plus élevés de GEM, soit 89 et 95 sur 100.
Le lithium présente la plus grande pression de volume, avec un score de 80 sur l’indice de rareté du volume de GEM, tandis que le cuivre obtient un score de 62. Le cobalt combine un déficit d’approvisionnement avec une grande fragilité de la chaîne, avec un score de 78 sur cette mesure.

Le nickel présente le problème inverse. L’offre devrait couvrir 92 % des besoins, mais le score de fragilité de la chaîne atteint 66 en raison de la concentration entre l’Indonésie et la Chine et d’un raffinage diversifié limité.
Les résultats suggèrent que les gouvernements et l’industrie ont besoin de solutions différentes pour différents minéraux. Le cuivre, le lithium et le cobalt nécessitent un développement de projets fiable, tandis que les terres rares du graphite et des aimants nécessitent un traitement, une technologie et des clients plus diversifiés.
Tonnes fiables
GEM affirme également que la capacité de production annoncée peut exagérer l’offre future, car la production nominale ne tient pas compte de la mise en service, de la montée en puissance, de la qualité des produits, de la qualification des clients et des interruptions d’exploitation.
Dans un exemple concret, ces obstacles ont réduit la capacité nominale annuelle d’un projet hypothétique de 100 000 tonnes à 60 200 tonnes de production fiable. GEM a souligné que les hypothèses illustrent sa méthodologie plutôt que de représenter une prévision de marché.

Cela signifie qu’un petit projet minier doté d’un traitement éprouvé, de produits qualifiés et d’une infrastructure fiable pourrait avoir une plus grande valeur stratégique qu’une ressource plus importante sans accès viable aux clients.
Le message plus large est que les réserves à elles seules ne suffisent pas : les minéraux essentiels doivent en fin de compte être financés, autorisés, extraits, traités, qualifiés et livrés de manière fiable.




