La Suisse a commencé à interdire les achats et les importations d’or soudanais et à restreindre les approvisionnements miniers dans le but d’étouffer une source de financement pour la guerre de trois ans dans le pays.
Les mesures interdisent l’achat, l’importation et le transit d’or originaire du Soudan, ainsi que les services et l’assistance financière associés. La Suisse a également interdit la vente et la fourniture de certains biens utilisés pour extraire et extraire l’or, notamment les produits chimiques.
Le gouvernement suisse s’est dit « extrêmement préoccupé » par la « situation humanitaire désastreuse » au Soudan, alors que les combats entre les Forces armées soudanaises (SAF) et les paramilitaires Forces de soutien rapide (RSF) se poursuivent.
Ces restrictions mettent la Suisse en conformité avec les mesures de l’Union européenne adoptées le 13 juillet alors que les gouvernements occidentaux ciblent de plus en plus le commerce de l’or qui sous-tend « l’économie de guerre » du Soudan. L’or est devenu une source de revenus importante pour les deux parties au conflit, selon l’UE.
Financement de la guerre
Les mesures de l’UE interdisent l’achat, l’importation et le transfert d’or soudanais ainsi que la vente, la fourniture, le transfert ou l’exportation de mercure et de cyanure vers le pays. Ils couvrent également l’assistance technique, le courtage et les services financiers connexes.
Le bloc a établi son cadre de sanctions contre le Soudan en octobre 2023, plusieurs mois après le début des combats entre les SAF et les RSF en avril de la même année. Depuis, le régime a été étendu pour cibler les personnes et entités accusées de porter atteinte à la stabilité et à la transition politique du Soudan.
La Suisse intégrera ses nouvelles restrictions dans son ordonnance existante sur les mesures contre le Soudan. Le pays utilise cette ordonnance pour mettre en œuvre les sanctions de l’ONU depuis 2005 et a ajouté des mesures de l’UE depuis 2023.
Le régime de sanctions comprend déjà un embargo sur les armes et des restrictions financières et de voyage contre 36 personnes, entités et entreprises, selon le Conseil fédéral.
La Suisse impose également des exigences de diligence raisonnable sur les importations d’or et d’autres métaux précieux afin d’empêcher le commerce des ressources du conflit.




