Le London Metal Exchange a annoncé lundi que les plafonds existants sur les loyers facturés par son réseau d’entrepôts pourraient être remplacés par un taux de chargement quotidien fixe.
Dans le cadre d’une consultation sur les améliorations proposées à son infrastructure de marché physique, la LME a déclaré qu’elle pourrait introduire une exigence de chargement quotidien de 1,5 % de métal sur mandat – un titre de propriété conférant la propriété.
Dans le système actuel, le loyer est réduit à zéro si un entrepôt ne parvient pas à charger le métal requis dans les 80 jours.
La consultation, ouverte aux réponses jusqu’au 8 mai, envisagera d’exempter les annulations de plus de 10 000 tonnes métriques de l’exigence de 1,5 % afin de garantir que les plus grands entrepôts ne soient pas dissuadés d’accepter davantage de métal, a indiqué la bourse. Les warrants sont annulés lorsque le propriétaire envisage de retirer du métal du système LME.
Reuters a rapporté début 2025 que le LME prévoyait de lancer une consultation sur la refonte de ses règles de stockage afin de lutter contre les embouteillages dans les entrepôts.
Lundi, la bourse a annoncé qu’elle proposait également de geler les loyers et les taux plafonds des frais de livraison gratuite sur camion pendant cinq années supplémentaires, d’avril 2027 à mars 2032. Les frais de livraison gratuite sur camion, ou FOT, sont des frais perçus par les entrepôts du LME pour préparer le métal au transport sur un camion.
Le plafonnement des loyers n’a pas réussi à empêcher la formation de files d’attente lorsque de grandes quantités de métal sont annulées pour livraison.
Exigences en matière d’audit
La LME a également déclaré qu’elle était intéressée par des avis sur la question de savoir si les contrats de location dits « persistants » devraient être mis fin. Un contrat de location permanent donne droit à une entreprise qui place du métal sous garantie dans un entrepôt du LME à une part du loyer perçu auprès du nouveau propriétaire du métal.
Parallèlement, la consultation portera également sur une proposition visant à étendre les exigences d’audit des procédures de confidentialité des sociétés d’entrepôt à tous les exploitants d’entrepôts. Les exigences actuelles s’appliquent uniquement aux sociétés d’entrepôt qui ont des liens étroits avec une entité commerciale du LME.
« La LME estime qu’exiger de toutes les sociétés d’entrepôt qu’elles vérifient leurs barrières d’information garantirait de bonnes pratiques en matière de confidentialité des informations boursières », a indiqué la bourse.
La consultation réévaluera également la nécessité de stocker l’aluminium à l’intérieur et envisagera d’introduire une exigence de certificat d’analyse pour le cuivre, le seul métal qui n’en a actuellement pas besoin lorsqu’il est mis sous mandat.




