La start-up Vulcan Energy débutera la production industrielle à grande échelle d'hydroxyde de lithium en Allemagne en 2027, soit deux ans plus tard que prévu initialement, a annoncé vendredi la société alors qu'elle démarrait ses opérations dans une usine de démonstration.
Vulcan a commencé à produire du chlorure de lithium, un composant important dans la production d'hydroxyde de lithium, dans son usine d'extraction en amont de Landau, en Allemagne, en avril.
Elle lève actuellement des fonds pour sa première usine industrielle à grande échelle, dans le but de produire 24 000 tonnes d'hydroxyde de lithium par an, soit l'équivalent de 500 000 véhicules électriques, à partir de 2027.
« Le processus de financement a pris plus de temps que prévu », a déclaré Christian Freitag, PDG de Vulcan responsable de la gestion de la chaîne d'approvisionnement. Reuters.
Les besoins financiers de Vulcan s'élèvent désormais à 1,9 milliard d'euros (2,04 milliards de dollars), frais de financement compris, les fonds nécessaires devant être sécurisés au premier trimestre.
L'entreprise va lever plus de 600 millions d'euros de fonds propres auprès d'une poignée d'investisseurs, a indiqué Freitag, et les 1,3 milliards d'euros restants via des prêts auprès de banques, dont la Banque européenne de développement (BEI), qui a promis un demi-milliard d'euros.
La production par Vulcan de la matière première pour batteries aidera l'Allemagne à réduire sa dépendance vis-à-vis des producteurs de lithium de Chine et d'Amérique du Sud. L’énergie qu’elle utilisera pour extraire le lithium des saumures des réserves souterraines est simultanément produite sans CO2 grâce à des centrales géothermiques.
La demande de lithium devrait augmenter d’ici la fin de la décennie en raison de la croissance des batteries lithium-ion utilisées dans les véhicules électriques.
Vulcan, qui est coté à la fois en Australie et à Francfort, a déjà vendu ses 10 premières années de production dans le cadre d'accords d'achat avec des constructeurs automobiles tels que Volkswagen, Stellantis et Renault.
L’entreprise a déjà reporté d’un an la date de début de la production à grande échelle dans son usine, soit à 2026, en invoquant des retards dans la chaîne d’approvisionnement.
(1$ = 0,9292 euros)




