L'or a franchi une nouvelle étape vendredi en dépassant les 2 400 dollars l'once pour la toute première fois, alors que le soutien aux actifs refuges reste ferme face aux tensions croissantes au Moyen-Orient.
L'or au comptant a atteint un niveau record de 2 400,59 $ l'once au cours des premières heures de négociation, avant de revenir à 2 395,44 $ l'once pour un gain de 0,9 % à 8 h 45 HAE.
Les contrats à terme sur l'or américain à trois mois ont également bondi de 1,7% à 2 413,30 dollars l'once à New York.

Cette augmentation fait suite à des informations selon lesquelles Israël se préparerait à une attaque iranienne dans les deux prochains jours, en représailles à sa frappe contre le complexe diplomatique du pays en Syrie la semaine dernière.
La raison sous-jacente, comme expliqué dans un post sur X par Bloomberg Selon le chroniqueur Mohamed A. El-Erian, les investisseurs considèrent que l'or constitue une meilleure couverture contre le risque géopolitique que les obligations d'État.
Le lingot est en forte hausse ces dernières semaines, augmentant de près de 20 % depuis la mi-février. Parallèlement à la demande de valeur refuge pour le métal, les achats des banques centrales ont également joué un rôle important dans sa hausse.
Les traders ont également évalué les possibilités de baisses de taux de la part de la Réserve fédérale en 2024, même si les chiffres d'inflation toujours élevés aux États-Unis ont récemment brouillé ces perspectives.
Néanmoins, les perspectives à long terme pour l’or restent optimistes, la banque suisse UBS étant en tête avec une prévision de 2 500 dollars l’once.
Un autre bénéficiaire du rallye de l'or est son métal frère, l'argent, qui s'échange à son plus haut niveau depuis février 2021. Au moment de mettre sous presse, le métal était en hausse de 2,7 % à 29,28 $ l'once.
(Avec des fichiers de Bloomberg)




