Le groupe minier français Eramet a abaissé jeudi son objectif de dépenses d’investissement pour cette année et a annoncé qu’il annoncerait en décembre de nouvelles mesures pour contrer la baisse des résultats et l’augmentation de la dette du producteur de nickel et de manganèse.
La société, confrontée à la faiblesse des prix des métaux et à des reculs de production dans certaines de ses mines, a révisé à la baisse ses prévisions de dépenses d’investissement pour 2025, les faisant passer de 400 à 450 millions d’euros de 400 à 450 millions d’euros entre 400 et 425 millions d’euros, a-t-elle indiqué dans son communiqué de ventes du troisième trimestre.
L’optimisation des dépenses en capital faisait partie des mesures déjà prises dans le cadre d’une évaluation des performances lancée en juin par le nouveau PDG Paulo Castellari. Eramet donnera plus de détails début décembre et a déclaré qu’il envisageait de nouvelles mesures pour maintenir une liquidité adéquate et améliorer son bilan.
Pour parer au risque de non-respect de son covenant de gearing au 31 décembre 2025, le groupe a demandé une dérogation à ses prêteurs, ajoute-t-il.
Eramet a annoncé un chiffre d’affaires en baisse de 10% sur un an au troisième trimestre, à 720 millions d’euros, sous la pression de la baisse des prix et des problèmes logistiques de ses opérations de manganèse au Gabon.
Les contraintes de capacité ferroviaire au Gabon ont conduit Eramet à réduire son objectif 2025 de volumes de minerai de manganèse transportés entre 6,1 et 6,3 millions de tonnes contre 6,5 à 7,0 millions de tonnes auparavant, marquant la deuxième baisse de cet objectif.
La société a maintenu les perspectives de production pour 2025 pour sa coentreprise de nickel Weda Bay en Indonésie entre 36 et 39 millions de tonnes humides, ainsi que pour sa nouvelle mine de lithium en Argentine, où elle prévoit 4 000 à 7 000 tonnes d’équivalent carbonate de lithium cette année. Eramet a revu à la baisse ses deux objectifs en juillet.
(1$ = 0,8575 euros)




