Le président français Emmanuel Macron a déclaré lundi que le gouvernement cherchait à désigner de nouvelles zones réglementées d'exploitation aurifère sur son territoire sud-américain de Guyane française pour lutter contre l'exploitation minière illégale et ses conséquences environnementales.
Dans un discours prononcé depuis le territoire avant un voyage de trois jours au Brésil, Macron a déclaré que la France envisageait d'élaborer un plan d'ici trois mois pour les zones possédant d'importantes réserves d'or.
Les travailleurs de ces zones seraient tenus de respecter des règles minières durables, a déclaré Macron, y compris une interdiction existante sur le mercure, un métal toxique utilisé par les mineurs illégaux et à petite échelle dans l'extraction qui s'écoule dans les rivières, les océans, les forêts et se propage aux populations humaines.
Les mineurs illégaux du territoire libèrent environ 1,3 kg de mercure pour chaque kilogramme (2,2 livres) d'or extrait, selon les données du Fonds mondial pour la nature (WWF).
Le programme interdirait aux mineurs illégaux, dont beaucoup viennent des pays voisins, d’entrer dans ces zones et limiterait leurs activités motivées par la hausse des prix de l’or, a ajouté Macron.
L'or, une valeur refuge qui a tendance à augmenter en période de risque géopolitique, a gagné plus de 10 % en valeur par rapport à l'année dernière, approchant les 70 dollars le gramme.
L’année dernière, Macron a déclaré qu’environ cinq tonnes d’or avaient été extraites du territoire, pour la plupart illégalement, et que 35 kg (0,04 tonne) avaient été saisis par les autorités.
Macron a déclaré que l'or saisi serait désormais vendu pour restituer des fonds au territoire, notamment à travers des projets liés à la réparation des impacts de l'exploitation minière illégale.
Macron a déclaré qu'il cherchait également à renforcer la coopération avec le Suriname et le Brésil pour briser les chaînes d'approvisionnement illégales et améliorer la coordination militaire, dans le but de finaliser une stratégie d'ici la Conférence des Nations Unies sur les changements climatiques en 2025.




