Berkeley portera son différend sur les mines d'uranium avec l'Espagne en arbitrage

Le groupe minier australien Berkeley Energia va porter son différend avec l'Espagne devant un arbitrage international après que le pays a refusé de donner son approbation finale à une mine d'uranium près de la ville de Salamanque, a annoncé mercredi la société.

Le projet Retortillo, le principal actif de Berkeley, a reçu une approbation préliminaire en 2013, mais s'est depuis heurté à des obstacles, notamment l'opposition des communautés voisines et des préoccupations en matière de sécurité de la part des autorités de régulation.

Berkeley avait estimé les investissements à plus de 250 millions d'euros (269 millions de dollars) et la création de plus de 2 500 emplois dans la région.

Le ministère espagnol de l'Énergie a refusé d'approuver le projet en 2021, citant un avis négatif émis par le Conseil de sécurité nucléaire soulignant « la mauvaise fiabilité et la grande incertitude des analyses de sécurité du site radioactif ».

Elle a confirmé ce refus en février 2023 après que Berkeley, cotée à Londres, a fait appel.

La société a déclaré dans un document déposé auprès du superviseur boursier espagnol CNMV que les équipes spécialisées Herbert Smith Freehills Spain LLP et LCS Abogados prépareraient et soumettraient conjointement une « demande d'arbitrage » au Centre international pour le règlement des différends relatifs aux investissements (CIRDI) de la Banque mondiale.

« Malgré le différend sur les investissements, Berkeley reste attaché au projet de Salamanque et continue d'être ouvert à un dialogue constructif avec l'Espagne » pour trouver une solution à l'amiable, indique le communiqué.

Le ministère de l'Energie a refusé de commenter.

Les actions de Berkeley ont augmenté de 17% à Madrid et de 11% à Londres mercredi.

L'entreprise a déclaré que ce rejet portait atteinte à ses droits en vertu d'un accord international connu sous le nom de Traité sur la Charte de l'énergie, conçu pour promouvoir la sécurité énergétique à travers le fonctionnement de marchés énergétiques plus ouverts et plus compétitifs.

(1$ = 0,9289 euros)

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Nicolas