Le Groenland accorde une licence de 30 ans à un projet de graphite soutenu par l’UE

GreenRoc Mining Plc (AIM : GROC) a bondi mardi après que l’explorateur de minéraux critiques axé sur le Groenland a obtenu une licence d’exploitation de 30 ans pour son projet de graphite Amitsoq, ouvrant la voie à la production.

La ministre groenlandaise des Affaires et des Ressources minérales, Naaja Nathanielsen, a signé le permis plus tôt cette semaine, marquant le troisième permis de ce type accordé par l’île arctique cette année.

« (La) licence d’exploitation est le résultat d’efforts politiques ciblés visant à rendre le Groenland plus attractif pour les investissements responsables, tout en prenant sérieusement en compte les préoccupations des populations et de l’environnement », a déclaré Nathanielsen dans un communiqué.

Stefan Bernstein, PDG de GreenRoc, a décrit la licence comme « une étape très importante », soulignant le rôle important du graphite dans la transition énergétique et le manque de sécurité d’approvisionnement en Europe.

Les actions de GreenRoc ont bondi jusqu’à 19 % après l’annonce, avant de réduire leurs gains. La société a une capitalisation boursière d’environ 7,5 millions de livres sterling (10 millions de dollars).

Dépôt à haute teneur

Situé dans la région de Nanortalik, au sud du Groenland, le projet Amitsoq représente l’un des gisements de graphite à plus haute teneur au monde, avec une ressource estimée conforme au JORC de 23 millions de tonnes à une teneur moyenne de 20,41 % de carbone graphitique, pour une teneur totale en graphite de 4,71 millions de tonnes.

Le site abrite une mine historique à ciel ouvert dont la dernière activité remonte à 1922, lorsque l’expertise en matière de séparation des flocons de graphite naturel en était encore à ses balbutiements. GreenRoc se concentre sur l’accélération du développement de la mine qui, une fois opérationnelle, devrait produire environ 80 000 tonnes de concentré de graphite par an.

Plus tôt cette année, Amitsoq a obtenu le statut de « projet stratégique » de l’Union européenne pour son potentiel à devenir un fournisseur clé de graphite, que le bloc a désigné comme matière première critique.

Le Groenland, bien qu’il dispose d’importantes ressources naturelles, a connu une lente croissance de son secteur minier en raison de réglementations strictes et d’un accès limité au financement. Toutefois, l’activité s’est redressée au cours de l’année écoulée en raison d’un regain d’intérêt des États-Unis pour le territoire danois.

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En octobre, GreenRoc a obtenu un prêt de 5,2 millions d’euros auprès de l’agence officielle danoise de crédit à l’exportation pour soutenir son projet de graphite. Outre Amitsoq, la société détient également un projet d’ilménite et un projet de fer sur l’île.

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Nicolas