La Commission européenne est sur le point d’autoriser les États membres à retarder l’arrêt des réseaux de télécommunications en cuivre jusqu’en 2035, donnant ainsi au secteur plus de temps pour effectuer la transition vers des réseaux de fibre optique plus rapides, selon des sources proches du dossier.
Cette décision donnerait aux gouvernements nationaux le pouvoir discrétionnaire de fixer leurs propres délais d’élimination du cuivre en fonction des conditions du marché local, de l’état de préparation du réseau et de l’impact sur les consommateurs, selon les personnes qui ont demandé à ne pas être identifiées en discutant d’informations privées. Les gouvernements peuvent toujours exiger un arrêt plus rapide s’ils le souhaitent.
Une date d’arrêt des activités en 2030 avait été initialement discutée et anticipée par l’industrie, ont indiqué les sources.
Le changement apparaît dans le dernier projet de loi sur les réseaux numériques, une mise à jour complète des règles européennes en matière de télécommunications, ont indiqué les sources.
Un porte-parole de la Commission européenne a refusé de commenter le projet de loi.
Le report à 2035 est important pour les opérateurs de télécommunications et les gouvernements aux prises avec le coût et la complexité de la migration des réseaux existants vers la fibre optique, ainsi que pour les ménages et les entreprises qui dépendent encore de services basés sur le cuivre. Un cadre plus flexible pourrait atténuer la résistance politique dans les pays où la couverture en fibre optique reste inégale et réduire la probabilité de perturbations du service.
L’Allemagne, par exemple, reste l’un des plus grands marchés du cuivre en Europe. Si les régulateurs imposent une fermeture anticipée du cuivre, son principal opérateur, Deutsche Telekom AG, pourrait être confronté à des coûts plus élevés et à davantage de perturbations. D’autres opérateurs, comme l’espagnol Telefonica SA, affirment avoir déjà réalisé le changement.
L’objectif de la Commission reste de mettre à niveau l’infrastructure de téléphonie fixe européenne vers la fibre optique, ont indiqué les sources. Mais le délai plus long donne aux régulateurs locaux la possibilité de peser différents facteurs tels que le coût et la concurrence lorsqu’ils fixent leurs propres délais.
Toute règle finale nécessiterait l’approbation des législateurs européens et des États membres.




