Eramet va suspendre sa production de sables minéralisés au Sénégal à partir de fin mars suite à un incendie, a annoncé jeudi le groupe minier français.
L’entreprise a annoncé la semaine dernière son intention d’augmenter son capital de 500 millions d’euros (590,25 millions de dollars) et de vendre des participations dans certaines activités, après une chute des bénéfices et une hausse de l’endettement.
Le groupe est également confronté à une crise de gestion suite au limogeage de l’ancien PDG Paulo Castellari et à la suspension du directeur financier Abel Martins-Alexandre au début du mois.
L’entreprise a déclaré que l’incendie survenu dans ses opérations d’Eramet Grande Côte au Sénégal le 22 février avait interrompu la partie usine de concentration humide du site.
« Son indisponibilité interrompt le processus de production et entraînera la suspension des opérations sur l’ensemble du site fin mars 2026 pour une durée prolongée, dont la durée reste indéterminée à ce stade », a indiqué Eramet dans un communiqué.
Eramet a déclaré la force majeure pour les contrats et suspendu ses prévisions de production pour 2026, ajoute-t-il. L’entreprise avait visé cette année une production de plus de 900 000 tonnes de concentré de minéraux lourds, soit un chiffre similaire à la production de 2025.
Eramet a signalé l’incendie pour la première fois lundi et a déclaré qu’il n’y avait eu ni victime ni blessé.
L’action Eramet reculait de 3,9% à 09h03 GMT, sous-performant une légère hausse de l’indice SBF 120 à Paris. Les actions avaient rebondi plus tôt cette semaine par rapport à leur plus bas niveau depuis cinq mois.
Eramet a accru sa production de sables minéralisés, mais la baisse des prix du marché a fait baisser les bénéfices de la division l’année dernière.
Ses principales activités sont l’extraction de manganèse au Gabon et de nickel en Indonésie, tandis qu’elle en est aux premiers stades de production de lithium en Argentine.
(1$ = 0,8471 euros)




