Alors que les États-Unis annoncent davantage d’investissements dans l’exploitation minière et la transformation, le public et les sociétés minières doivent être plus conscients de la façon dont cela modifie le rôle du gouvernement dans le secteur, son économie et son contrôle, montre une nouvelle étude de GEM Consulting.
Les gouvernements vont au-delà de la réglementation des projets miniers critiques pour devenir des prêteurs, des investisseurs et des clients, remodelant la manière dont les sociétés minières financent les projets et qui détient en fin de compte une influence sur leur production, affirme le cabinet de conseil.
Ce changement signifie que les entreprises qui recherchent un financement public doivent rivaliser sur des critères autres que la géologie, les coûts et la bancabilité conventionnelle. Ils doivent de plus en plus répondre aux exigences gouvernementales concernant l’origine et la qualification des produits, le contenu national ou connexe, la main-d’œuvre, les rapports et la sécurité de l’approvisionnement.
Un programme américain d’août sur les minéraux critiques illustre l’ampleur et la variété de cette implication. Il comprenait un prêt conditionnel d’environ 1,4 milliard de dollars pour Sila, environ 400 millions de dollars pour Sunrise Energy Metals et environ 150 millions de dollars pour Niron Magnetics, ainsi que des engagements plus petits pour Strategic Bauxite, Westwater Resources, Global Advanced Metals et Harena. Plus de 180 millions de dollars ont été réservés à l’enseignement minier.
Cet investissement de près de 2 milliards de dollars dans le secteur minier montre à quel point le soutien fédéral ne peut pas être considéré comme la même chose pour tous les bénéficiaires, car chacun d’entre eux aura des objectifs, des objectifs et des droits différents.
L’étude soutient que tous ces différents types et montants de fonds publics auront des résultats différents à long terme. Un prêt important, par exemple, peut réduire le coût du capital pour un projet évoluant vers une échelle commerciale, tandis qu’une subvention beaucoup plus petite pourrait s’avérer plus conséquente si les tests pilotes ou la qualification des clients débloquent beaucoup plus de financements privés. Le financement de l’éducation n’augmente pas directement la production minière, mais pourrait atténuer les pénuries de main-d’œuvre affectant plusieurs projets.
Modèles mondiaux
Les États-Unis ne sont pas seuls. Le Canada, l’Australie, l’Union européenne et le Japon ont développé leurs propres approches de financement des chaînes d’approvisionnement minières et de minéraux critiques, mais la comparaison du GEM montre qu’aucun système majeur ne repose sur un seul outil de financement.

Les États-Unis utilisent la combinaison la plus large de prêts, de capitaux propres, de subventions, de droits d’achat et de stocks, tandis que le Canada met davantage l’accent sur les infrastructures et la participation au capital. L’Australie combine le financement avec les droits de production et les stocks stratégiques, l’Union européenne met l’accent sur la coordination du crédit public, des subventions et des autorisations, et le Japon se concentre sur le financement, le prélèvement et les stocks déployables.
GEM souligne à quel point il est important de rendre ces informations facilement accessibles au public via une base de données publique crédible.
Les garanties et les assurances doivent être déclarées comme une exposition conditionnelle plutôt que comme de l’argent déjà dépensé, tandis que les remboursements, les frais, la valeur des fonds propres et les droits recouvrés doivent également être divulgués.
Fonds de contrepartie
GEM conseille aux projets miniers de choisir une juridiction non pas en fonction du montant de capital qu’ils offrent, mais plutôt en fonction de celle qui peut les aider à résoudre leurs problèmes et de ce qui va avec.

Le Canada, par exemple, pourrait être particulièrement adapté aux projets éloignés nécessitant des corridors et des infrastructures partagées, tandis que les programmes de l’Union européenne pourraient mieux convenir aux projets intégrés d’exploitation minière et de transformation approvisionnant les clients de l’UE. Le système japonais est orienté vers l’approvisionnement à l’étranger lié aux utilisateurs japonais, tandis que l’approche australienne convient aux projets pouvant fournir des services d’approvisionnement alliés et de réserve stratégique.
Les gouvernements devraient essayer de gérer les capitaux qu’ils envisagent d’investir dans le secteur sous forme de portefeuille et de rendre leur soutien échelonné et conditionnel, selon le GEM.
Ces modèles peuvent être reproduits dans d’autres pays, à condition d’utiliser un cadre similaire, visant à transformer un projet crédible en une offre qualifiée et fiable.
Le test final de l’étude est de savoir si la participation du gouvernement produit un développement qui, autrement, ne se produirait pas. Sans cette additionnalité, le financement public risque de simplement remplacer le capital privé ou d’accorder aux gouvernements des droits stratégiques sur des projets qui auraient de toute façon été réalisés.




