Le Niger attribue à une entreprise d’État l’ancienne mine d’uranium exploitée par Orano

Le Niger a accordé à une entité contrôlée par l’État un permis d’exploitation d’uranium à grande échelle détenu auparavant par la société nucléaire française Orano SA, cimentant ainsi la prise de contrôle de la mine de Somaïr par la junte militaire.

Le permis pour la zone d’In Azaoua a été accordé à Tsumco SA, créée par le Niger après la nationalisation de Somaïr, selon le procès-verbal du conseil des ministres nigérien de vendredi. Orano détenait auparavant 63% de Somaïr, qui exploitait la mine en partenariat avec la Sopamin, la société minière nationale du Niger.

Orano n’a pas répondu aux demandes de commentaires en dehors des heures normales de bureau.

Cette décision souligne l’approche de plus en plus affirmée du Niger à l’égard de son industrie de l’uranium depuis que les soldats ont pris le pouvoir dans ce pays d’Afrique de l’Ouest il y a trois ans. Il permet la poursuite de l’extraction du combustible nucléaire sous la nouvelle structure contrôlée par les Nigériens et marque une nouvelle étape dans la volonté du gouvernement militaire d’accroître le contrôle de l’État sur l’industrie.

Le Niger a pris le contrôle de Somaïr en juin 2025, après avoir accusé Orano d’extraire plus d’uranium que ne le permettait son accord avec l’État. Orano s’est opposé à la nationalisation de la mine et a poursuivi le Niger devant plusieurs tribunaux de commerce suite à la reprise.

Dans une décision distincte vendredi, le Niger a attribué le permis d’uranium Madaouela I à Madaouela Mining Co., la société s’engageant à verser à l’État une redevance initiale fixe de 10 millions de dollars.

Le permis était revenu à l’État après que le Niger a révoqué en juillet 2024 la licence de l’explorateur canadien GoviEx Uranium. GoviEx a ensuite lancé une procédure d’arbitrage concernant cette annulation.

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Nicolas