La start-up américaine d’aimants de terres rares lourdes REalloys a annoncé lundi qu’elle s’associerait au Saskatchewan Research Council, l’unité d’innovation technologique de la province canadienne, pour l’agrandissement d’une usine de traitement de terres rares lourdes qui devrait commencer à fonctionner au début de 2027.
REalloys investira environ 21 millions de dollars dans l’installation pour accroître la production de terres rares lourdes, en échange d’un accord d’achat à long terme de 80 % de la production annuelle, a-t-il indiqué.
Cette annonce intervient alors que le gouvernement américain cherche à développer un pipeline d’approvisionnement alternatif pour les matériaux spécialisés, utilisés dans les aimants pour des industries comme l’énergie éolienne et la défense, afin de diversifier les risques en les éloignant du principal producteur chinois.
REalloys, basée dans l’Ohio, qui a été créée en 2023, prévoit de transformer les terres rares en Saskatchewan en métal à partir de minerai extrait ou d’électronique recyclée. Elle a signé un accord plus tôt cette année pour s’approvisionner en minerai provenant d’un projet groenlandais que Critical Metals Corp vise à développer.
L’installation de la Saskatchewan produira initialement jusqu’à 30 tonnes métriques d’oxyde de dysprosium, 15 tonnes d’oxyde de terbium et 400 tonnes de néodyme et de praséodyme métallique (NdPr) par an, ce chiffre passera à 600 tonnes par an une fois l’agrandissement terminé.
REalloys, qui développe une mine en Saskatchewan pour soutenir la chaîne d’approvisionnement en terres rares magnétiques, a reçu en septembre une lettre d’intérêt de la US Export-Import Bank pour un prêt d’une valeur allant jusqu’à 200 millions de dollars pour financer des installations de traitement et d’aimants.




