Investir dans une vache ?

Avec la baisse des taux de rémunération des placements sur livret, de nombreux investisseurs cherchent à diversifier les sources de placement de leurs économies personnelles. L’investissement en bourse est assez anxiogène, l’investissement immobilier nécessite un budget conséquent et l’investissement dans une PME n’est pas l’investissement vers lequel les français se tournent naturellement. Ainsi l’investissement dans un cheptel peut s’avérer attirant pour des investisseurs à la recherche d’une solution offrant un risque limité.

Investir dans un produit local et participer au développement du « Made in France » en investissant dans une vache se révèle être un investissement original et une opportunité à étudier.

investir dans une vache

Comment fonctionne l’investissement ?

Le principe de cet investissement est très simple, il s’agit de faire l’acquisition de vaches laitières et de les louer à un éleveur.

Ainsi l’éleveur fournira les locaux, le matériel, le travail et la terre et il sera en charge de l’entretien et de la nourriture de l’animal. Le mâle, le lait et le fumier appartiendront à l’éleveur en rémunération de son travail et de ses frais de fonctionnement. La descendance femelle sera partagée entre l’agriculteur et le propriétaire. Le cheptel est ainsi renouvelé.

Les génisses réservées à l’investisseur constituent sa plus-value, il peut ainsi décider de les vendre pour récupérer ses gains ou intégrer les animaux au troupeau pour faire croître son capital.

La durée de l’investissement est de 3 ans afin de permettre la naissance et la croissance de la vache avant sa vente à l’âge adulte.

Quels sont les coûts de l’opération ?

Le ticket d’entrée correspond au prix d’une vache (environ 1 650 €) associé au droit d’enregistrement d’un montant de 125 €.

Quelle est la rentabilité attendu lors de l’investissement dans une vache ?

Dans un cheptel de 100 vaches, 86 naissances seront dénombrées, 46 mâles seront la propriété de l’agriculteur ainsi que la moitié des femelles pour le renouvellement du cheptel (les vaches arrivées. Ainsi sur le solde des 20 génisses, 4 ou 5 reviennent à l’investisseur.

La rentabilité est donc de 4 à 5% par an.

Quels sont les risques de l’investissement dans un Cheptel ?

Les risques de cet investissement original sont limités dans la mesure où le lait et la viande sont des produits alimentaires de base dont les consommateurs auront toujours besoin. La souscription par l’éleveur d’une assurance en cas de perte d’un animal protège l’éleveur contre la perte de son « capital ».

Ainsi le risque est limité pour l’investisseur et l’éleveur bénéficie ainsi d’un cheptel en limitant son investissement, tout laisse à penser que cet investissement dans une vache encore méconnu, a un bel avenir devant lui.

Pour en savoir plus, visitez le site de l’association Française Investissement Cheptel (AFIC)

Bitcoin : quel avenir ?

L’arrivée du bitcoin semblait annoncer une révolution dans le monde la finance. Mais son cours volatile et les scandales liés à son usage ont considérablement nuit à son développement. Quel avenir pour le bitcoin en 2018 ?

bitcoin

Vers une stabilisation fragile

En 2015, le marché du bitcoin a encore subi le traumatisme des événements de 2014. La chute de Mt Gox et les interdictions de la part de certains États ont beaucoup nuit à la santé de la crypto-monnaie. Son cours chute brutalement sous la barre des 155€ en janvier 2015.

Au fil de l’année, la valeur du bitcoin a globalement stagné pour remonter à 410€ les derniers mois. Une stabilisation sans doute due à une actualité plus calme. Cependant, la valeur de la monnaie reste très volatile sur le court terme. De nouveaux scandales en fin d’année à propos de la réelle identité du créateur du bitcoin peuvent avoir des conséquences importantes dans les mois à venir. De nouvelles prises de positions de gouvernements à l’égard de la crypto-monnaie peuvent également lourdement impacter sur son avenir.

Une crypto-monnaie controversée

Depuis sa création en 2009 par Satoshi Nakamoto, le bitcoin permet de réaliser des transactions en ligne de manière anonyme (ou presque). Un algorithme puissant de création monétaire, un registre des transactions effectuées (le blockchain) et une architecture décentralisée donne au bitcoin tous les éléments pour constituer une alternative solide aux monnaies traditionnelles.

Mais son utilisation par les réseaux mafieux ainsi que son cours très volatile portent atteinte à son développement et son image. De par sa nature décentralisée, il échappe au contrôle des États. C’est pourquoi la Russie ou la Thaïlande ont interdit son usage sur leur territoire.

Alternatives au Bitcoin

Créé sous licence libre, le bitcoin a entrainé la création de nombreuses autres crypto-monnaies. Certaines comme le dogecoin ou le litecoin concurrencent nettement la création de Nakamoto. D’autres améliorent des défauts du bitcoin, comme Darkcoin perfectionnant le système d’anonymat. Souvent perçu comme la version beta de la crypto-monnaie, il n’est pas impossible que le bitcoin soit à l’avenir totalement remplacé par ces autres monnaies.

Investir dans une startup

Investir dans une startup devient une excellente façon de placer son argent. En effet, les taux très bas du livret A, PEL et autres placements, les rendent inintéressants. Au contraire, financer une startup peut rapporter gros.

Un investissement risqué mais parfois très rentable

L’investissement dans une startup peut être qualifié comme un placement sur le moyen terme. Lorsque l’on investit dedans, on récupère les éventuels gains lorsque l’entreprise est cédée. On peut également céder nos parts à un fonds d’investissement.

Concernant le montant du gain, cela dépend bien sûr de la réussite de la startup financée. En général, les startups à succès permettent de multiplier par 5 à 10 l’investissement de départ. Par exemple, les entreprises comme Meetic et PriceMinister ont rapporté des millions à leurs premiers investisseurs. Financer des startups peux donc s’avérer être un placement très performant lorsque la réussite est au rendez-vous.

Il faut cependant garder en mémoire que cela constitue un investissement à risque. Effectivement, toutes les entreprises ne connaîtront pas le même succès que Blablacar ou Airbnb. De plus, aucun gain n’est assuré en cas de faillite. Il s’avère donc important de bien choisir sa startup à financer.

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Des avantages fiscaux

Les startups deviennent le moteur de la croissance et de la création d’emploi. C’est pourquoi l’Etat encourage l’investissement dans ces entreprises grâce à un dispositif fiscal incitatif. Ainsi, grâce à la loi Madelin et la loi dite TEPA, vous pouvez déduire une partie de vos investissements directement de vos impôts, à hauteur de 18% pour l’Impôt sur le Revenu et de 50% pour l’Impôt de Solidarité sur la Fortune.

Ensuite, à la sortie, avec le PEA et le PEA-PME, vos plus-values ne sont plus taxées au-delà d’une détention d’une durée de 5 ans.

Vous pouvez donc profitez de ces avantages fiscaux pour faire un usage différent de vos impôts en pariant sur l’économie de demain.

Business Angels ou crowdfunding ?

Selon votre profil et vos attentes en matière d’investissement, plusieurs méthodes s’offrent à vous.

Les Business Angels sont des investisseurs individuels. Ces derniers s’articulent généralement autour de trois profils : des cadres supérieurs, des créateurs d’entreprises ou d’anciens chefs d’entreprises. Ils se lancent dans l’aventure entrepreneuriale en investissant dans des startups aux concepts novateurs.

Le crowdfunding quant à lui désigne les plateformes de financement participatif. Cette technique de financement consiste à solliciter la « foule » via internet dans le but d’obtenir un don, un prêt ou d’avoir une entrée de capitaux propres. Ces dernières permettent d’ouvrir les investissements à des personnes pouvant investir des sommes moins importantes que les Business Angels.

Ces deux méthodes de financement s’avèrent complémentaires.